Donnarumma - 8
Une première mi-temps tranquille, puis la France a commencé à pousser et Gigio a rappelé pourquoi il est là. Doué, Dembélé, Olise, Rabiot, Camavinga… il a tout vu passer et presque tout arrêté. Sur le coup franc, il ne peut rien. Pour le reste, il a encore été ce gardien qui, quand l’Italie souffre, répond présent.
Kayode - 6,5
Face à Doué, Kayode n’a pas eu droit à une promenade de santé. Mais il a répondu avec ses armes, les courses, les duels, les anticipations et cette envie de ne jamais reculer. Moins brillant que contre la Turquie, certes, mais ce centre parfait pour Kean rappelle qu’il sait aussi faire mal devant. À droite, l’Italie tient peut-être enfin quelque chose.
Scalvini - 6
Il y avait Olise, Cherki, Dembelé et tout le poids de l’attaque française à gérer. Scalvini, lui, a fait son travail sans bruit, sans se cacher. Quelques interventions précieuses dans la surface, des duels, de la concentration et surtout cette capacité à souffrir sans perdre le fil. À son âge, ce n’est déjà pas rien.
Bastoni - 7
On l’avait beaucoup critiqué. Bastoni, lui, a répondu comme il fallait, sur le terrain. Solide derrière, présent devant et surtout cette anticipation rageuse suivie d’une frappe de buteur pour son deuxième but consécutif en Azzurro. Après une année compliquée, peut-être que la vraie page est enfin en train de se tourner.
Calafiori - 6
Ce n’était pas vraiment le genre de soirée où un défenseur pouvait respirer tranquillement. Olise et Cherki sont venus régulièrement de son côté et Calafiori a parfois joué avec le feu dans ses relances. Il a tenu, il a essayé d’apporter devant, mais je reste sur ma faim. J’en attends davantage de lui.
Frattesi - 6,5
Frattesi, quand il est en confiance, ça se voit tout de suite. Il court, il presse, il récupère et il se retrouve encore dans la surface adverse. Deux occasions en fin de première période, dont une après une superbe "diagonale" pour Kean. Cette fois, il n’a pas trouvé le but. Mais il a encore trouvé le moyen d’être partout.
Tonali - 6
Ce n’était pas le Tonali des grands soirs offensivement, mais ce n’était pas ce qu’on lui demandait. Dans un milieu constamment sous pression, il a surtout dû gratter, courir et remettre de l’ordre. Une mauvaise passe en début de match aurait pu coûter très cher, puis il s’est repris. Du travail, de la grinta et quelques coups de moins bien dans la construction.
Fagioli - 5,5
Cette fois, Fagioli a davantage couru après le ballon qu’après les idées. Pris dans le tourbillon français, il a eu du mal à peser dans la construction, mais il n’a jamais rechigné au travail défensif. Le numéro 10 est sur son dos, mais ce soir, la lumière n’était clairement pas de son côté.
Sebastiano Esposito - 6,5
Deuxième apparition en Azzurro et déjà cette impression qu’il n’est pas venu pour regarder les autres jouer. Sebastiano a couru, travaillé, défendu et surtout joué avec une vraie personnalité. Son ballon pour Kean méritait mieux. La reprise manquée aussi. Mais il y a quelque chose chez lui, cette envie de prendre sa place sans demander la permission.
Pio Esposito - 6
Pio a longtemps été seul au milieu des grands gabarits français, et forcément, ce n’était pas simple. Vingt minutes presque sans ballon, puis il a commencé à se battre avec ses armes, les remises, les duels et cette passe pour Frattesi. Il n’a pas pu devenir le danger qu’on espérait, mais il n’a jamais disparu. Et ça aussi, c’est important.
Kean - 5,5
Cette occasion après quelques minutes, avec le but grand ouvert, elle restera forcément dans le match de Kean. Dommage, parce qu’en retrouvant ensuite son rôle de centravanti, il a montré un autre visage, avec cette tête qui frôle le but et l’expulsion provoquée d’Upamecano. Mais devant le but, ce genre d’occasion ne pardonne pas.
Barella (62’) - 6
Il commence sur le banc et entre avec une seule idée, jouer, aider, participer. Pas de cinéma, pas de frustration affichée. Barella retrouve vite son rythme et glisse quelques gestes dont lui seul a le secret. Une petite frayeur dans sa propre surface, puis un joli numéro pour s’en sortir. Il aurait simplement pu être plus précis sur son occasion en fin de match.
Vergara (62’) - 6,5
Pour une première en Azzurro, Vergara n’a clairement pas choisi la discrétion. De la vitesse, de la profondeur, du pressing et surtout cette action qui amène l’égalisation. Il a osé, provoqué et joué sans complexe. Une première qui donne forcément envie d’en voir davantage.
Doumbia (79’) - S.V.
Maldini (79’) - S.V.
Scamacca (90’) - S.V.
Roberto Mancini - 7
Après la Belgique, il fallait une réponse. Mancini l’a trouvée. Peu de changements, une équipe qui a gardé son caractère et surtout cette sensation que l’Italie savait enfin où elle voulait aller. Kayode, Scalvini, Seba Esposito prennent doucement leur place. Rien n’est gagné, évidemment, mais les premières briques de son Italie commencent à être posées. Et pour un sélectionneur qui avait lui aussi besoin de temps, ce n’est pas rien.
Paris a appelé, l’Italie a répondu. Enfin. Et peut-être que cette fois, on tient quelque chose. Mais doucement, hein… pas encore besoin de sortir les feux d’artifice.
On se retrouve bientôt, et soyez fair-play😉.
Forza Italia 🇮🇹💙
