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L'occhio di Enzo Publié le 31 octobre 2026 · 16 h 42 · 2 minMis à jour le 31 octobre 2026 · 18 h 53Par Enzo de AC Milan Choix et Analyses

AC MILAN : LE TRAIN EST-IL PASSÉ ?

Loin des grandes soirées européennes et des sacres prestigieux, notre Milan, le seul et l’unique, n’est plus que l’ombre déformée de son passé, qui souffre de son histoire et aussi des choix destructeurs faits lors de ces 20 dernières années. À l’aube du 20e anniversaire de notre dernière Ligue des champions, L’OCCHIO DI ENZO, le cœur serré, revient sur la descente aux enfers du Diavolo. Ironique, non ?

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AC MILAN : LE TRAIN EST-IL PASSÉ ?

Loin des grandes soirées européennes et des sacres prestigieux, notre Milan, le seul et l’unique, n’est plus que l’ombre déformée de son passé, qui souffre de son histoire et aussi des choix destructeurs faits lors de ces 20 dernières années.

À l’aube du 20e anniversaire de notre dernière Ligue des champions, L’OCCHIO DI ENZO, le cœur serré, revient sur la descente aux enfers du Diavolo. Ironique, non ?

LE MERCATO DE LA FIN DES ANNÉES 2000

Le scandale du Calciopoli a profondément touché Milan, mais à mon sens, il est trop souvent utilisé comme prétexte pour expliquer le début de la fin du grand Milan.

Le génie de Galliani, la stratégie de recrutement « bling-bling » ont coûté cher à ce Milan qui, dès 2008, apparaîtra sans idée, en tentant de recycler des stars en fin de parcours.

Je me souviens de l’arrivée de Ronaldo en 2006, une arrivée qui, à mon cœur, avait suscité beaucoup de passion, mais, à raison, un recrutement totalement illogique pour tenter de pallier le départ de Shevchenko.

En 2008, Milan misera justement sur ce même Sheva, sur Ronaldinho, sur le vieillissant milieu brésilien Emerson… Des recrutements insuffisants pour tenter de redorer le blason rossonero et lutter contre l’Inter.

Milan terminera 5e en 2007/08, manquant la qualification pour la Ligue des champions remportée un an plus tôt, et terminera 3e en 2009 et 2010 à plus de 10 points du leader intériste, avec des parcours en compétitions européennes catastrophiques : élimination par le Werder Brême en 16e de finale en 2008/09 et atomisé par Manchester United en 2009/10 en 8e de finale.

UN PREMIER REBOND MANQUÉ

Le ciel de Milan va s’éclaircir en 2010/11 avec l’arrivée de Robinho, Ibrahimovic, Boateng, entre autres, qui viennent compléter un effectif en train de changer avec l’émergence de Thiago Silva, d’Abate et le retour en forme des historiques comme Pirlo, Seedorf et Nesta.

Cette équipe nouvelle génération pratiquera, sous la responsabilité d’un jeune entraîneur jusqu’alors inconnu, Massimiliano Allegri, un football plus ambitieux, bien différent de celui de la fin de l’ère Ancelotti, avec un 4-3-3 alliant l’expérience de Van Bommel, Pirlo et Nesta et la fraîcheur d’une jeunesse montante, sans compter le leadership incontestable de Zlatan à cette époque.

Cette équipe remportera le Scudetto 2011 contre toute attente, mais nul ne se doute qu’à l’époque, celui-ci serait le dernier avant plus de 10 ans.

Les erreurs cumulées de recrutement depuis 2008 et les difficultés financières du Milan apparaîtront subitement avec, d’une part, la non-prolongation de Pirlo, qui gagnera le Scudetto 2012 avec la Juventus, et surtout la vente de Thiago Silva et Ibrahimovic au PSG.

Si Berlusconi est le président le plus légendaire du Milan, sa frilosité à ouvrir le capital du club à des investisseurs étrangers (notamment du Golfe) aura raison du grand Milan, qui s’engouffrera dans une triste période appelée « Banter Era ».

UN RACHAT TROP TARDIF MAIS PRÉCIPITÉ

La Banter Era, cette période calamiteuse du club, aura permis à certains joueurs de porter un maillot censé être trop grand pour eux. On ne les citera pas tous, par respect, mais le club se verra privé de sa gloire, de sa grandeur.

On se rappelle tous des pancartes « Save AC Milan », du dépit dont tous les Rossoneri auront fait part.

Recrutement low cost, le dernier match des légendes contre Novara, les contacts de Galliani nous auront permis quand même de voir quelques noms passer : le retour de Kaká en 2014, Fernando Torres, Michael Essien, etc.

Cette période sera marquée aussi par de nombreuses rumeurs de rachat : la plus iconique sera celle liée à Bee Taechaubol, un homme d’affaires thaïlandais, célèbre pour sa tentative avortée d’acquérir 48 % des parts du Milan.

Finalement, en 2017, la situation devenant très compliquée, Berlusconi et sa société Fininvest laisseront précipitamment le club entre les mains d’un homme d’affaires chinois, Yonghong Li.

L’enfer commencera réellement pour le Diavolo : capitaux quasi inexistants, emprunt pour acheter, mercato à crédit…

Des menaces de faillite financière ont clairement été mentionnées à cette époque, mais finalement, le créancier principal de Yonghong Li, le fonds d’investissement américain Elliott, rachètera le club et en deviendra le principal actionnaire.

Sans le vouloir, Berlusconi a provoqué une réaction en chaîne qui nous amènera à nos jours…

LE SECOND REBOND MANQUÉ

Elliott marquera le début de l’ère américaine du club, avec comme seule ambition : revendre au plus vite le club italien.

Pour ce faire, le principal objectif fut d’abord de remettre les finances du club à flot, en embauchant Gazidis, le directeur financier d’Arsenal, Moncada, le recruteur de Monaco, et ni plus ni moins que les légendes Paolo Maldini et Zvonimir Boban.

Les deux hommes entameront une relance sportive et un mercato d’une intelligence rare pour des « débutants » en 2019/2020, en recrutant de jeunes joueurs talentueux : Leão, Theo Hernandez, Bennacer, Kalulu, etc., qui seront complétés, l’hiver 2020, par les expérimentés Simon Kjær et le retour de l’un des hommes forts du dernier Scudetto : Zlatan Ibrahimovic.

Parallèlement, Maldini tentera le coup Giampaolo, entraîneur montant de l’époque, qui sera vite remplacé par une solution d’urgence : Stefano Pioli.

Mais ce cercle vertueux laissera un homme derrière lui : Boban, qui démissionnera à la suite d’un désaccord avec Gazidis sur l’après-Pioli, lui qui souhaitait conserver l’Italien tandis que le dirigeant poussait pour une arrivée de Ralf Rangnick.

Ce fut la première erreur de l’ère Elliott. Boban sera remplacé par Massara, qui aura beaucoup moins d’impact par la suite.

Enfin, l’arrivée d’Olivier Giroud en 2021 marquera la volonté de renforcer l’effectif pour enfin retourner dans la plus prestigieuse des coupes européennes : la Ligue des champions, également dans un souci de rentrée d’argent.

Les ambitions seront dépassées par un surprenant Scudetto 2022, mené par une équipe soudée et un entraîneur rigoureux. À ce moment, quand les fans scandaient « Pioli is on fire », nous pensions que les erreurs du passé avaient enfin été comprises…

Elliott vendra le club quelques jours après le Scudetto 2022 à RedBird Capital, au détriment du géant du Bahreïn Investcorp. Un arrangement entre amis pour certains, car RedBird empruntera directement à Elliott pour acheter son propre club !

RedBird fera d’abord dans la continuité durant une année, mais l’été 2023 marquera un événement qui reste toujours en travers de la gorge de beaucoup de tifosi : l’éviction de Paolo Maldini.

Un choc des cultures fait rage à Milan, et celui-ci entraînera une nouvelle chute du club rossonero avec une succession de mauvaises décisions et de choix contestables sur lesquels L’OCCHIO DI ENZO reviendra très bientôt…

Ainsi, depuis le sacre suprême en 2007 en Ligue des champions, Milan a connu une chute vertigineuse provoquée par la succession de décisions ou de non-décisions prises par les nombreux présidents, dirigeants et parfois même entraîneurs.

Cet autosabotage s’est accentué par un environnement sportif national vieillissant, mais nous ne sommes pas passés de Paolo Maldini, Alessandro Nesta, des soirées magiques en Ligue des champions à Pervis Estupiñán, Ruben Loftus-Cheek et aux soirées compliquées d’Europa League juste à cause du mauvais sort, mais bien parce que Milan et son institution ont cru pouvoir vivre de leur gloire d’antan et de leur réussite éternellement.

Nous avions cru, à plusieurs reprises, nous relever, mais à chaque fois, la relance fut tuée dans l’œuf à cause d’un événement, d’une décision qui transformera radicalement un projet bien trop fragile pour résister à un virage à 90 degrés.

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L'occhio di Enzo

Cette chronique exprime le point de vue personnel de son auteur.

Sources, crédits et licence

## SOURCES & CRÉDITS **Chronique :** L'Occhio di Enzo. **Article, analyse et rédaction :** L'Occhio di Enzo — AC Milan Choix et Analyses. **Collaboration éditoriale :** AC Milan Choix et Analyses & Calcio Italia Live. **Crédits éditoriaux :** © AC Milan Choix et Analyses & Calcio Italia Live. **Publication :** https://calcioitalialive.com

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