# BOURNEMOUTH BALADE UN TRISTE MILAN
Amorphe, sans envie ni conviction, l'AC Milan se fait balader à Bournemouth. Les choix d'Amorim feront une nouvelle fois parler.
UN DÉBUT CAUCHEMARDESQUE
Les Anglais entrent sur la pelouse avec davantage de hargne et d'intensité. Après seulement huit minutes de jeu, une main de De Winter dans la surface offre un penalty à Bournemouth. Justin Kluivert se charge de le transformer et permet aux siens de prendre les commandes.
Les Milanais accusent le coup et peinent à réagir. Incapables d'imposer leur rythme, les Rossoneri subissent les assauts adverses et donnent le sentiment de naviguer à vue. Bournemouth en profite pour accentuer sa domination face à un Milan particulièrement apathique.
MAIGNAN PÈTE LES PLOMBS
À la 28e minute, sur un corner a priori anodin, Mike Maignan commet un mauvais geste sur Adams. L'arbitre brandit le carton rouge. Une décision sévère, qui peut faire débat, mais qui ne dédouane pas le capitaine milanais. Un joueur de son expérience ne peut pas se permettre un tel geste, surtout lorsque son équipe est déjà en difficulté.
La sanction est immédiate : penalty pour Bournemouth. Marcus Tavernier le transforme face à Torriani, entré en jeu pour remplacer Maignan.
En quelques minutes, Milan se retrouve mené de deux buts et réduit à dix. Les Rossoneri se compliquent considérablement la tâche et doivent désormais montrer un tout autre visage pour espérer revenir dans la rencontre.
BOURNEMOUTH CONTINUE SON RÉCITAL
Amorim tente de réagir à la pause en procédant à deux changements, mais rien n'y fait. Bournemouth continue de dominer les débats face à un Milan incapable de renverser la tendance.
En supériorité numérique, les Anglais maîtrisent leur sujet et finissent par enfoncer le clou à la 84e minute, grâce à un but d'Amine Adli.
Le calvaire milanais se poursuit.
UN MILAN SANS AMBITION, DES CHOIX INCOMPRÉHENSIBLES
Comment expliquer les choix d'Amorim ?
Laisser Modrić, Rabiot et Pulisic sur le banc pour aligner un onze aussi déséquilibré a de quoi interroger.
Avec Cissé en pointe, Hutchinson et Moreira chargés d'animer les côtés, le technicien portugais prend des risques qui se retournent violemment contre lui.
Certes, les absences compliquent ses options, mais cela n'excuse pas tout.
Après la défaite contre Benfica et le succès face à Salzbourg, Milan retombe dans ses travers.
À force de bricoler ses compositions, Amorim ne finit-il pas par saboter lui-même les ambitions européennes des Rossoneri ?



