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Il momento Gaby Publié le 6 novembre 2026 · 00 h 40 · 2 minPar Gabriel Palmato

ENTRE EXPLOITS ET DÉSILLUSIONS, L'EUROPE ITALIENNE À 2 VISAGES…

3 victoires, 1 nul et 3 défaites : une semaine européenne contrastée pour les clubs italiens, marquée par l'exploit historique de Como à Lens, les succès de l'Inter et de la Juventus, mais aussi plusieurs désillusions. Entre projets qui prennent forme et équipes qui cherchent encore leurs certitudes, Il Momento Gaby fait le bilan de ces 7 rencontres.

Inter AC Milan Juventus AS Roma SSC Napoli Atalanta+ 1 clubs
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IL MOMENTO GABY  ENTRE EXPLOITS ET DÉSILLUSIONS, L'EUROPE ITALIENNE À 2 VISAGES…

3 victoires, 1 nul et 3 défaites. Un bilan parfaitement équilibré sur le papier, mais qui cache des réalités bien différentes. Entre la démonstration historique de Como, les réactions encourageantes de l'Inter et de la Juventus et les nouvelles désillusions de plusieurs autres clubs, cette semaine européenne nous a offert de quoi réfléchir.

Les semaines européennes se suivent, mais ne se ressemblent décidément pas pour nos équipes italiennes. Après une précédente journée de Champions League qui nous avait offert 4 victoires en 4 rencontres, le retour sur la scène continentale a été nettement plus contrasté.

Et pourtant, au milieu des déceptions, il y a eu quelque chose d'exceptionnel. Un résultat qui dépasse largement le cadre d'une simple victoire, l'une de ces soirées qui restent dans l'histoire d'un club et même d'une compétition.

Mais avant d'en arriver là, revenons sur les 7 équipes italiennes engagées cette semaine. Parce que si certaines semblent avoir trouvé la bonne direction, d'autres continuent de chercher des réponses.

Commençons par l'Inter, qui avait quelque chose à se faire pardonner après sa défaite dans le Derby della Madonnina. À Rotterdam, face au Feyenoord, les hommes de Cristian Chivu ont apporté exactement la réponse qu'on pouvait attendre d'eux. Une victoire 0-3, une prestation sérieuse et convaincante dans tous les secteurs, mais surtout une rencontre terminée sans encaisser de but. Et ce dernier point mérite d'être souligné. Les Nerazzurri ont retrouvé cette solidité collective indispensable pour espérer avancer en Europe. Les joueurs qui devaient relever la tête l'ont fait, et de belle manière. Une réaction qui demande maintenant à être confirmée dans la durée.

Pour la Roma, en revanche, la soirée d'Old Trafford a laissé un goût particulièrement amer. Pendant 45 minutes, les hommes de Gian Piero Gasperini ont livré une prestation remarquable, prenant rapidement 2 buts d'avance grâce à Soulé et Malen. À la pause, les Giallorossi semblaient avoir parfaitement maîtrisé leur sujet.

Mais au retour des vestiaires, Manchester United s'est présenté avec un tout autre visage. Plus agressifs, plus entreprenants, les Mancuniens ont complètement changé la physionomie de la rencontre. Le penalty transformé par Bruno Fernandes a relancé les Anglais, avant que Matheus Cunha ne fasse basculer le match avec 2 buts en fin de rencontre. Résultat : une défaite 3-2 pour une Roma qui avait pourtant tout en main.

Et ce penalty mérite une petite parenthèse. Son attribution m'a semblé particulièrement généreuse. Quant au fait de le faire retirer après l'arrêt du gardien, aussi frustrant que cela puisse paraître, le règlement justifie cette décision en raison de l'entrée anticipée de Cristante dans la surface. Mais réduire cette défaite à une décision arbitrale serait trop facile.

La Roma a surtout souffert face à une équipe mancunienne métamorphosée en seconde période. Et ce n'est malheureusement pas la première fois qu'elle laisse échapper une rencontre européenne dans les dernières minutes. Nous avions déjà observé quelque chose de similaire face au Real Madrid. Alors, faut-il s'interroger sur la profondeur de l'effectif, sur l'expérience de certains joueurs ou simplement sur la difficulté de maintenir un tel niveau d'intensité pendant 90 minutes ? Probablement un peu de tout, mais il serait prématuré de tirer des conclusions définitives.

D'autant que Gasperini réalise un excellent travail depuis son arrivée. Et il faut aussi rappeler que les 2 défaites européennes de la Roma sont arrivées face au Real Madrid et à Manchester United. Ce ne sont tout de même pas des adversaires de P4 ! Reste que pour franchir un cap en Europe, il faudra apprendre à mieux gérer ces moments où une rencontre commence à lui échapper.

Du côté du Napoli, les interrogations deviennent encore plus préoccupantes. Battus 4-1 à Porto, les hommes de Massimiliano Allegri ont pourtant trouvé les ressources pour revenir à 1-1 avant la pause grâce à McTominay. Mais la seconde période a tourné au naufrage, avec 3 nouveaux buts encaissés et une expulsion qui a définitivement compliqué les choses.

Bien sûr, les nombreuses absences constituent une circonstance atténuante. Mais elles ne peuvent pas expliquer à elles seules toutes les difficultés d'une équipe qui semble avoir perdu une bonne partie de ses certitudes.

Et puis il y a ces signes de nervosité qui commencent à apparaître, comme cet échange tendu entre Lorenzo Lucca et Kevin De Bruyne. Un accrochage entre coéquipiers ne signifie pas nécessairement qu'un vestiaire est en crise, mais dans une période où les résultats ne suivent pas, ce genre d'image attire forcément l'attention.

Allegri possède l'expérience nécessaire pour gérer les moments compliqués. Mais entre les attentes, les investissements consentis et les prestations actuelles, il va falloir trouver rapidement des solutions. Parce qu'à Naples, les excuses commencent à peser moins lourd que les résultats.

Et puis arrive Como.

Là, franchement, quel autre mot utiliser que stratosphérique ?

Lens 1, Como 9. Oui, 9 buts inscrits à l'extérieur, en Champions League. Une démonstration historique qui égale la plus large marge de victoire jamais enregistrée dans la compétition. Douvíkas s'est offert un triplé et s'est installé en tête du classement des buteurs avec 6 réalisations en 4 rencontres. Nico Paz, Da Cunha, Kempf, Liberali, Baturina et le jeune Papaccioli ont également participé à cette soirée complètement folle.

Mais au-delà du score, ce qui me frappe le plus, c'est tout ce que cette victoire raconte sur le travail réalisé à Como.

Depuis le début de la saison, nous suivons avec beaucoup d'intérêt la progression des Lariani. Et semaine après semaine, une impression se confirme : ce club semble savoir exactement où il veut aller. Il y a une idée de jeu, une direction sportive cohérente, un entraîneur qui sait ce qu'il veut et des joueurs qui adhèrent pleinement au projet.

Cesc Fàbregas mérite évidemment une grande partie des compliments. Mais ce serait injuste de limiter cette réussite à son seul travail. Derrière lui, il y a aussi des choix de recrutement, une construction patiente et une véritable identité collective.

Et puis, il y a Nico Paz. Quel joueur ! Personnellement, je suis complètement séduit par son football, sa technique, sa vision du jeu et cette impression qu'il peut toujours inventer quelque chose lorsque le ballon arrive dans ses pieds. Mais Como ne se résume certainement pas à son talent. Douvíkas, pour ne citer que lui, démontre qu'un recrutement intelligent peut apporter énormément sans nécessairement nécessiter des dépenses astronomiques.

Et c'est peut-être là que se trouve l'un des enseignements les plus intéressants de cette semaine. Bien sûr, Como a investi, et il ne faudrait pas faire croire le contraire. Mais cette équipe nous rappelle qu'un grand projet sportif ne se construit pas uniquement en alignant les millions. Il faut des idées, de la cohérence, des choix judicieux et surtout du travail.

Le football ne récompense pas toujours celui qui dépense le plus. Et tant mieux !

En Europa League, le contraste entre nos 2 représentants italiens est tout aussi frappant.

D'un côté, le Milan, capable de remporter le Derby della Madonnina quelques jours plus tôt, s'est incliné 0-2 à San Siro face au Ferencváros. Et le plus inquiétant n'est peut-être même pas le résultat, mais l'impression laissée par les Rossoneri.

En regardant cette rencontre, j'ai eu le sentiment de voir une équipe svuotata mentalmente, vidée mentalement. Pas nécessairement épuisée physiquement, mais comme si toute l'énergie psychologique dépensée pour remporter le derby avait laissé des traces.

Ce n'est évidemment qu'une impression, mais elle correspond assez bien à ce que nous observons depuis plusieurs semaines. Un Milan capable de sortir une prestation de grande qualité face à l'Inter, mais aussi d'encaisser 4 buts à domicile contre Bologna, puis de s'incliner face au Ferencváros. Nous parlions déjà d'une équipe à 2 visages. Difficile de trouver meilleure illustration.

Et les difficultés offensives n'arrangent rien. Gonçalo Ramos travaille, participe au jeu et possède des qualités évidentes. Mais un avant-centre est aussi là pour marquer. Et lorsqu'un numéro 9 peine à trouver le chemin des filets, cela finit forcément par peser sur toute l'équipe.

Rúben Amorim doit maintenant trouver le moyen de transformer les coups d'éclat en véritable régularité. Parce que gagner un derby, aussi prestigieux soit-il, ne suffit pas à construire une saison.

De l'autre côté, la Juventus semble progressivement retrouver quelques couleurs. Après sa victoire face au Napoli en championnat, les hommes de Luciano Spalletti sont allés s'imposer 1-2 sur la pelouse de l'AZ Alkmaar.

Et il faut reconnaître que la première période des Bianconeri a été intéressante. De belles combinaisons, davantage de fluidité et 2 buts bien construits, signés Koopmeiners et Kolo Muani. Mention particulière à Koopmeiners, qui retrouvait son ancien club et affrontait également son frère Peer. Une jolie histoire dans une soirée européenne importante pour la Juventus.

Mais tout n'a pas été parfait. En seconde période, les Néerlandais ont progressivement repris confiance, réduisant l'écart en fin de rencontre et obligeant les Italiens à défendre leur avantage jusqu'au bout.

Cette Juventus n'est pas encore une machine parfaitement huilée. Elle possède toujours des fragilités et des passages à vide. Mais elle commence à enchaîner les résultats, et dans sa situation actuelle, c'est déjà un progrès important. À Spalletti désormais de donner davantage de continuité à ce que son équipe montre par séquences.

Enfin, en Conference League, l'Atalanta continue de nous laisser perplexes. Concéder un nul 1-1 à domicile face au Kairat Almaty, après avoir été menée au score et attendu la 82e minute pour égaliser grâce à Krstović, difficile de présenter cela comme un résultat encourageant.

Et le problème, c'est que cette contre-performance ne tombe pas de nulle part. Elle s'ajoute à une série de rencontres décevantes, à des résultats insuffisants en championnat et à une équipe qui semble toujours chercher son identité.

J'apprécie pourtant le football que Maurizio Sarri est capable de proposer. On connaît ses principes, sa volonté de faire jouer ses équipes et son expérience. Mais à Bergame, pour le moment, ses idées peinent à se traduire sur le terrain.

Est-ce une question d'adaptation, de joueurs qui ne correspondent pas totalement à ses idées ou d'un problème plus profond ? Difficile de trancher. Mais les semaines passent, les résultats ne s'améliorent pas et les interrogations deviennent de plus en plus nombreuses.

Au bout du compte, cette semaine européenne nous laisse donc un sentiment partagé.

3 victoires, 1 nul, 3 défaites. Sur le papier, un bilan moyen. Mais derrière ces chiffres se cachent des trajectoires très différentes.

L'Inter a su réagir, la Juventus semble avancer dans la bonne direction et Como a écrit une page d'histoire. La Roma continue de montrer de très belles choses sans parvenir à les concrétiser pleinement en Europe. Pendant ce temps, le Napoli, le Milan et l'Atalanta cherchent encore cette régularité et ces certitudes qui devraient accompagner leurs ambitions.

Et s'il fallait retenir une réflexion de cette semaine, ce serait peut-être celle-ci : le football ne se résume ni aux noms inscrits sur les maillots, ni aux montants dépensés pendant le mercato.

Les moyens comptent, évidemment. Le talent aussi. Mais sans un projet clair, sans cohérence et sans cette capacité à répondre présent collectivement, ils ne garantissent absolument rien.

Como nous en a offert la démonstration la plus spectaculaire. Mais les autres rencontres nous ont rappelé qu'en Europe, rien ne pardonne longtemps : ni les erreurs, ni les absences de concentration, ni les passages à vide.

Alors oui, cette semaine, le calcio italien nous a montré ses 2 visages. L'un capable de faire rêver, l'autre encore bien trop fragile.

À nos 7 représentants de faire en sorte que, lors des prochaines soirées européennes, le premier prenne un peu plus de place que le second.

On se retrouve bientôt et surtout, soyez fair-play. 😉

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Il momento Gaby

Cette chronique exprime le point de vue personnel de son auteur.

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Source: Gabriel Palmato pour la chronique Il Momento Gaby Visuel original Calcio Italia Live Utilisation autorisée pour Calcio Italia Live

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