Il Morso Nerazzurro : Messi, une page se tourne… et l’histoire continue
Il Morso Nerazzurro, c’est ma nouvelle chronique consacrée à l’Inter de Milan. Un espace où je vous parlerai des Nerazzurri, de leur actualité, de leurs joueurs, de leur histoire, mais aussi de tout ce qui touche, de près ou de loin, à cette grande famille Interista.
Et pour commencer cette nouvelle aventure, difficile de ne pas s’arrêter sur une page qui vient de se tourner.
Il y a des soirées qui marquent la fin d’une époque. Et puis il y a celles qui nous rappellent simplement que, dans le football, même les plus belles histoires finissent un jour par laisser la place à la suite.
Face au Bénin, Lionel Messi a disputé son dernier match avec l’Argentine. Vingt et un ans d’histoire avec l’Albiceleste, 126 buts, des trophées, des désillusions, des larmes… et finalement cette Coupe du monde 2022 qui aura permis à la Pulga de toucher au sommet avec son pays.
Une dernière soirée forcément particulière, au Monumental. Une ovation à la 10e minute, un but sur penalty, deux passes décisives et cette sensation que l’on assistait peut-être aux dernières minutes d’un chapitre exceptionnel.
Et forcément, pour nous, Nerazzurri, difficile de regarder cette soirée sans penser également à ce lien si particulier qui existe depuis toujours entre l’Inter et l’Argentine.
Lautaro Martínez en est aujourd’hui l’un des plus beaux représentants.
Le Toro a eu la chance de partager les plus grands moments de l’Albiceleste avec Messi. Deux Copa América, une Finalissima, une Coupe du monde et cette relation particulière avec un joueur qui aura forcément marqué sa carrière.
Lautaro n’est plus seulement le jeune attaquant qui arrivait derrière les anciens. Il est désormais l’un des cadres de cette Argentine qui doit apprendre à vivre sans son numéro 10.
Et là commence une nouvelle aventure.
Messi laisse derrière lui une équipe championne, mais surtout une génération qui doit maintenant prendre ses responsabilités. Lautaro en fait partie. Avec ses 42 buts en sélection, il est déjà le troisième meilleur buteur de l’histoire de l’Albiceleste.
Je trouve finalement assez symbolique que l’Inter soit indirectement au cœur de cette histoire.
Et ce lien aurait même pu être beaucoup plus fort.
Car il ne faut pas oublier qu’un tout jeune Lionel Messi aurait pu porter le maillot nerazzurro. Massimo Moratti avait été séduit par le phénomène argentin et avait réellement tenté de le faire venir à Milan. En 2006, alors que Messi n’avait que 19 ans, le président de l’Inter avait même proposé une somme considérable au Barça, autour de 250 millions d’euros. Mais l’opération ne s’est jamais faite, et la Pulga est finalement restée à Barcelone pour écrire l’histoire que l’on connaît.
Difficile aujourd’hui de ne pas se demander ce que cela aurait donné : Messi sous le maillot de l’Inter…
Mais le destin en a décidé autrement.
Messi a longtemps représenté l’Argentine. Lautaro représente aujourd’hui cette nouvelle génération. Et entre les deux, il y a eu une véritable transmission.
Leo s’en va avec une légende définitivement écrite.
Le Toro, lui, doit maintenant écrire la sienne.
La pression sera forcément différente. Comparer Lautaro à Messi n’aurait d’ailleurs aucun sens. Mais porter le maillot de l’Argentine après une légende pareille demande du caractère, et Lautaro en possède.
Alors oui, Messi ferme un immense chapitre de l’histoire de l’Albiceleste.
Mais quelque part, au même moment, Lautaro commence peut-être le sien.
Et ça, pour nous autres Nerazzurri, c’est une histoire que l’on suivra forcément avec beaucoup d’attention.
On se retrouve bientôt… avversari da sempre e per sempre, ma nemici mai. 😉



