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Portraits & Légendes Publié le 31 octobre 2026 · 23 h 40 · 2 minPar Massimo Cara

KAKÁ, MON ÉTERNEL NUMÉRO 22 : MERCI POUR MES RÊVES D’ENFANT

J'avais 15 ans lorsque Ricardo Kaká est entré dans ma vie de supporter milanista. Aujourd'hui, à 38 ans, je réalise à quel point ce Brésilien au numéro 22 a marqué mon enfance et ma passion pour le Milan. Ses larmes lors de son entrée au Hall of Fame rossonero, ce soir, ont réveillé des souvenirs que je croyais enfouis. Et lorsque Diego Moreira, portant ce même numéro légendaire, a marqué dans le derby sous ses yeux, j'ai eu l'impression que le football nous offrait un magnifique clin d'œil à l'histoire.

AC Milan
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KAKÁ, MON ÉTERNEL NUMÉRO 22 : MERCI POUR MES RÊVES D’ENFANT

Il y a des joueurs qu'on admire pour leurs statistiques, d'autres pour leurs trophées, et puis il y a ceux qui entrent dans votre vie et n'en ressortent jamais vraiment.

Ricardo Izecson dos Santos Leite, plus connu sous le nom de Kaká, fait partie de cette dernière catégorie.

Aujourd'hui, j'ai 38 ans. J'en avais 15 lorsque ce jeune Brésilien au visage presque enfantin est arrivé au Milan, en 2003. À cet âge-là, on ne réalise pas encore qu'on est en train de vivre les plus beaux souvenirs de sa vie de supporter.

On regarde simplement les matchs, on admire ses idoles, on rêve.

Et moi, Kaká m'a fait rêver comme très peu de joueurs ont réussi à le faire.

MOI QUI AIMAIS LES DÉFENSEURS, IL M'A FAIT AIMER LA MAGIE

Il faut comprendre une chose : j'ai toujours été un amoureux des défenseurs.

Paolo Maldini était, et restera, au sommet de ma hiérarchie personnelle. L'élégance défensive, le placement, l'intelligence, cette manière de défendre sans avoir besoin d'en faire trop. Alessandro Nesta représentait également tout ce que j'aimais dans le football.

Moi-même, lorsque je jouais, j'étais défenseur.

Mais il y avait Kaká.

Et avec lui, toutes mes habitudes disparaissaient.

Je me souviens de ces moments où, sur un terrain, j'essayais de reproduire ses accélérations, ses gestes, sa manière de pousser le ballon devant lui avant de partir comme une flèche.

Imaginez un défenseur qui essaye de jouer comme Kaká !

C'était parfois ridicule, certainement maladroit, mais je m'en fichais complètement.

Je voulais ressentir, ne serait-ce que quelques secondes, cette impression de liberté qu'il donnait lorsqu'il traversait le milieu de terrain.

Parce que Kaká ne courait pas simplement avec un ballon.

Il semblait glisser sur la pelouse.

Il avait cette faculté incroyable de transformer une accélération en occasion de but, une prise de balle en moment de panique pour toute une défense.

Et surtout, il donnait l'impression que tout était simple.

2003 : LE DÉBUT D'UNE HISTOIRE D'AMOUR

Je revois encore ce jeune Brésilien arriver dans un Milan rempli de monstres sacrés.

Maldini, Nesta, Pirlo, Seedorf, Gattuso, Shevchenko, Inzaghi, Rui Costa…

Une équipe de légendes, une équipe qui venait de conquérir l'Europe.

Et au milieu de tous ces grands noms, un garçon de 21 ans qui allait rapidement devenir indispensable.

Son premier but en Serie A ?

Contre l'Inter, évidemment.

Le 5 octobre 2003, lors d'un derby remporté 3-1, Kaká surgit sur un centre de Gattuso et marque de la tête.

Il ne le savait peut-être pas encore, mais il venait de commencer une histoire d'amour immense avec le peuple rossonero.

Moi, du haut de mes 15 ans, je découvrais un joueur qui allait accompagner toute mon adolescence.

Et ce n'était que le début.

EMPOLI, MANCHESTER, CELTIC : CES IMAGES GRAVÉES DANS MA MÉMOIRE

Comment oublier ce but contre Empoli, en décembre 2003 ?

Une rencontre compliquée, un Milan qui cherche la solution et Kaká qui décide soudainement de frapper de loin.

Une frappe puissante, magnifique, qui débloque le match.

C'était ça, Kaká.

Un joueur capable de faire basculer une rencontre sans prévenir.

Et puis il y a eu cette soirée contre le Celtic, en mars 2007.

La Ligue des champions, les prolongations, un adversaire qui résiste depuis trop longtemps.

Kaká récupère le ballon, accélère, traverse le terrain et termine son action avec un sang-froid exceptionnel.

Un but qui résume presque à lui seul son style.

Mais comment parler de Ricardo sans évoquer Manchester United ?

Avril 2007.

Old Trafford.

En face, Cristiano Ronaldo, Wayne Rooney et une équipe anglaise redoutable.

Kaká va inscrire deux buts extraordinaires.

Le deuxième, surtout, restera pour moi l'une des plus belles démonstrations individuelles de cette époque.

Cette course, ce ballon qu'il fait passer entre les défenseurs, cette défense mancunienne complètement désorganisée, puis cette finition devant Van der Sar…

Je pourrais revoir cette action mille fois.

Et quelques jours plus tard, au retour, sous la pluie de San Siro, il recommence.

Une frappe croisée, un but qui ouvre la voie à une victoire monumentale, 3-0.

Milan élimine Manchester United et file vers Athènes.

Ce soir-là, Kaká ne jouait plus simplement au football.

Il écrivait une page d'histoire.

ATHÈNES 2007 : LE SOMMET DE NOTRE HISTOIRE

La finale contre Liverpool, le 23 mai 2007.

Deux ans après le traumatisme d'Istanbul, Milan retrouve les Reds.

Je me souviens de cette tension, de cette envie de revanche et de cette sensation que notre équipe avait quelque chose à accomplir.

Kaká ne marque pas ce soir-là.

Mais il délivre cette passe lumineuse à Filippo Inzaghi pour le deuxième but.

Un ballon parfaitement dosé, une ouverture que seuls les très grands joueurs savent imaginer.

Milan remporte sa septième Ligue des champions.

Et quelques mois plus tard, Ricardo Kaká reçoit le Ballon d'Or 2007.

Pour moi, ce trophée n'était pas simplement une récompense individuelle.

C'était la consécration du joueur qui m'avait accompagné depuis mes 15 ans.

Celui que j'essayais d'imiter sur les terrains.

Celui qui me faisait attendre chaque match avec impatience.

Celui qui m'avait fait aimer un football différent de celui que j'aimais naturellement.

UN NUMÉRO 10 COMME ON N'EN FAIT PLUS

On parle souvent des grands numéros 10 du football.

Des artistes, des créateurs, des joueurs capables de voir ce que les autres ne voient pas.

Mais Kaká était un numéro 10 particulier.

Il ne multipliait pas les gestes inutiles.

Il n'avait pas besoin de faire dix dribbles pour éliminer un adversaire.

Un contrôle orienté, une accélération, un changement de rythme, et tout était terminé.

Sa vitesse avec le ballon était exceptionnelle.

Sa conduite de balle semblait naturelle, presque irréelle.

Il avait l'élégance d'un meneur de jeu et la puissance d'un attaquant lancé vers le but.

Aujourd'hui, je regarde le football avec mes yeux d'adulte, et je me demande sincèrement si nous reverrons un jour un joueur de ce style.

Pas seulement au Milan.

N'importe où.

Bien sûr, il y aura toujours des joueurs extraordinaires, de nouveaux talents et de futurs Ballons d'Or.

Mais ce mélange de classe, de vitesse, de simplicité et d'efficacité me paraît appartenir à une autre époque.

Et je crois que c'est aussi pour cela que Kaká me manque autant.

CE SOIR, SES LARMES M'ONT RAMENÉ VINGT-TROIS ANS EN ARRIÈRE

Ce 31 octobre 2026, avant le derby contre l'Inter, San Siro a rendu hommage à Ricardo Kaká pour son entrée au Hall of Fame du Milan.

Et je l'ai vu pleurer.

Cet homme que j'avais connu jeune, souriant, presque timide, était là, devant son public, incapable de retenir ses émotions.

Et moi, devant mon écran, j'ai ressenti quelque chose de difficile à expliquer.

Parce que je ne voyais pas simplement un ancien joueur recevoir une distinction.

Je revoyais mes 15 ans.

Je revoyais les soirées de Ligue des champions.

Je revoyais les accélérations, les buts, les célébrations, les maillots rossoneri de mon adolescence.

Je revoyais cette époque où le Milan semblait capable de battre n'importe qui.

Et lorsque j'ai vu ses larmes, j'ai compris que cette histoire d'amour était toujours intacte.

Les années passent.

Les joueurs partent.

Les équipes changent.

Mais certaines émotions ne vieillissent jamais.

MOREIRA, LE NUMÉRO 22 ET CE CLIN D'ŒIL INCROYABLE DU DESTIN

Et comme si cette soirée n'était pas déjà assez particulière, le football a décidé de nous offrir un scénario magnifique.

Diego Moreira.

Le numéro 22 sur le dos.

Le même numéro que Ricardo Kaká.

Sous les yeux de celui qui a rendu ce numéro légendaire à Milan, Moreira inscrit son premier but dans un Derby della Madonnina.

Un coup franc qui participe à la victoire 3-1 des Rossoneri.

Comment ne pas y voir un symbole ?

Le 5 octobre 2003, Kaká inscrivait son premier but avec Milan dans un derby remporté 3-1.

Vingt-trois ans plus tard, Moreira marque lui aussi dans un derby gagné sur le même score, en portant le numéro 22, alors que son illustre prédécesseur assiste à la rencontre.

Je sais bien que ce sont deux joueurs différents, deux époques différentes, deux histoires qui ne demandent pas à être comparées.

Mais ce soir, j'avais envie de croire à la poésie du football.

À ces petits instants où le passé et le présent semblent se rejoindre.

Comme si le numéro 22 avait décidé de raconter une nouvelle histoire, devant celui qui l'avait rendu immortel.

MERCI RICARDO, POUR TOUT CE QUE TU M'AS DONNÉ

Aujourd'hui, à 38 ans, je mesure la chance que j'ai eue de grandir avec ce Milan.

La chance d'avoir vu Maldini défendre, Nesta anticiper, Pirlo distribuer, Shevchenko marquer.

Et surtout, la chance d'avoir vu Kaká courir.

Parce que oui, en dehors de Paolo Maldini, je crois sincèrement qu'aucun joueur du Milan ne m'aura autant fait rêver.

Et aucun joueur offensif ne m'aura procuré autant d'émotions.

Je ne sais pas si les générations qui arrivent pourront comprendre exactement ce que nous ressentions devant ce numéro 22.

Je ne sais pas si elles connaîtront un jour cette même fascination pour un joueur capable de traverser un terrain avec une telle élégance.

Mais je sais une chose.

Lorsque j'avais 15 ans, Kaká me donnait envie de sortir avec un ballon et d'essayer de lui ressembler.

Aujourd'hui, à 38 ans, il me suffit de revoir une de ses accélérations pour retrouver, pendant quelques secondes, le gamin que j'étais.

Et finalement, n'est-ce pas cela, la plus belle chose qu'un footballeur puisse offrir à un supporter ?

Pas seulement des titres.

Pas seulement des buts.

Mais des souvenirs qui nous accompagnent toute une vie.

Alors merci, Ricardo.

Merci pour Empoli.

Merci pour Manchester.

Merci pour Athènes.

Merci pour ce Ballon d'Or.

Merci pour ce numéro 22.

Et merci, surtout, d'avoir fait rêver un jeune défenseur de 15 ans qui, chaque fois qu'il avait le ballon dans les pieds, voulait soudainement devenir Kaká.

Certains joueurs marquent l'histoire d'un club. D'autres marquent une vie. Toi, Ricardo, tu as fait les deux.

Grazie di tutto, Ricky. Per sempre nel mio cuore rossonero.

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Synthèse originale Calcio Italia

Le texte ci-dessus est une synthèse originale et non une reproduction des publications consultées.

Sources, crédits et licence

## SOURCES & CRÉDITS **Chronique personnelle et hommage :** Calcio Italia Live. **Rédaction, souvenirs et analyse :** Calcio Italia Live. **Références historiques :** AC Milan, UEFA et La Gazzetta dello Sport. **Crédits éditoriaux :** © Calcio Italia Live. **Publication :** https://calcioitalialive.com Photographie : Ricardo Kaká, Milan, 2007. Photographe original : Roberto Vicario. Premier recadrage : Garcia1 — Wikimedia Commons. Source originale : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Kaka_355_280_px.jpg Licence : Creative Commons Attribution – Partage dans les mêmes conditions 3.0 (CC BY-SA 3.0). Lien de la licence : https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/ Modifications supplémentaires : Adaptation au format carré 1:1 et amélioration numérique avec assistance d'intelligence artificielle, réalisées pour Calcio Italia Live. Création visuelle adaptée : Calcio Italia Live, d'après la photographie de Roberto Vicario et le recadrage de Garcia1. Crédits éditoriaux : © Calcio Italia Live.

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